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Siolim House, Wadi, Siolim, Goa, India
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La Rénovation de la Siolim House

Un Mot du Propriétaire

L’historicité de la restauration de la Siolim House, fut, à la fois mémorable et gratifiante pour moi. La Maison n’était pas censée être un hôtel, du moins au départ, mais plutôt un projet de rénovation sans objectif. Aujourd’hui, le fait qu’il y ait un devoir de service au profit de ses invités et de son équipe, est un magnifique résultat d’années de travail que tout le monde ici, a effectué.

Historicité et Style d’Architecture

Goa était probablement l’endroit où l’Est et l’Ouest se rencontrèrent pour la première fois. Goa était une colonie pour près de 500 ans, avant qu’elle soit libérée de force par l’armée Indienne en 1662. Bien qu’il y eût une période où l’on faisait référence à Goa comme “Goa Daurada'’ (ou Goa Doré) ou à Rome d’Orient (pour plus de 300 ans), Goa a connu un sévère déclin. Tel est le cas, notamment pour les Quintas et autres magnifiques édifices construits au 16e siècle. Période ou Goa était la capitale d’un vaste empire colonial qui était une manifestation directe de la période ou les Portugais contrôlaient la plupart du commerce entre l’Asie et l’Europe. Les classes sociales au rang élevé se sont reconverties, telles que les Brahmans ou chardos, et elles ont construit beaucoup de ces demeures, bien que la construction de celles-ci et des édifices publics, furent clairement influencés par l’architecture coloniale Portugaise. Les concepts ayant été retenus sont ceux relevant de l’organisation traditionnelle Indou ainsi que ceux des structures familiales qui n’ont jamais disparu même après cinq siècles.

Toutefois, le déclin de Goa eut lieu peu après. Les magnifiques édifices ont connu un phénomène de disparition. Il est fort probable que ce phénomène soit lié au fait que les Portugais se sont retrouvés stratégiquement coincés par les Britanniques. En effet, ces derniers détenaient le contrôle à Hormuz (à l’Est) alors que les Hollandais contrôlaient les détroits de Mallaca. C’est la raison pour laquelle les Portugais décidèrent de concentrer leur énergie à différents endroits, plus particulièrement au Brésil et en Afrique. Quant à Goa, elle commençât à souffrir d’un phénomène de négligence.

Le premier modèle de référence des Palaces de Goa était le style d’architecture “Cha”. En effet, Pietro della Velle qui visita Goa en 1632, parle de “forts et de simples édifices, sans beaucoup d’ornements. S’en est suivi un second model architectural aux influences Italiennes Manieristes lors de la période de Goa Daurada au 17eme siècle.

Ce fut durant le 17e Siècle que la Siolim House a été construite. De manière initiale, les maisons étaient typiquement construites en deux étages, de style Casa de Sobrado. Lesquelles se rapprochaient des maisons que possédaient la noblesse Portugaise. La Siolim House est une Casa de Sobrado. L’autre forme majeure de style qui existait, était la Casa de Patio, qui ne comportait qu’un étage, qui était construite autour d’une cour intérieure. Cette forme d’architecture coloniale Portugaise existait seulement en Inde, elle n’était donc pas présente dans d’autres colonies Portugaises.

La Siolim House est située au Village Siolim, se trouvant au Nord de Goa, sur la rivière de Chapora. Siolim était situé aux frontières de la partie campagne de Bardez, contrôlée par les Portugais. Suite à cela, ces terres ont fait l’objet de maintes attaques provenant des armées d’Adil Shah, le Sultan de Bijapur. Ce dernier a saccagé en 1654 et en 1659, les territoires de Bardez et de Bijapur. Puis en 1667, et une fois de plus encore, les troupes Maratha de Sambhaji ont attaqué le comté. Il y eut de fréquentes descentes des Ranes, une sorte de militaires d’aristocrates, qui ont dominé les terres sans s’en tenir aux frontières. Les riches propriétaires de terres ont fréquemment été victimes de descentes semblables, et la Maison Siolim n’a pas été épargnée. Les tours de la maison montrent aux propriétaires leur ambition d’avoir une forte maison.

Au 18eme et 19eme siècles, lorsque la stabilité n’était encore que relative, la famille prospéra et une grande partie du village leur a été donnée. C’est particulièrement le cas, pour la garde de Wadi qui s’est étendue jusqu’au village de Chapora. La Chapelle construite à l’extérieur témoignait du pouvoir que détenait cette famille ainsi que l’importance de celle-ci. Ils profitèrent de privilèges spéciaux et ont été membres de l’administration coloniale Portugaise. Au cours du 18eme siècle, un membre a même été envoyé à Macao en tant que Gouverneur. Puis, au début du 19eme siècle, un membre qui y logea était le gouverneur du Mozambique, en Afrique. Un autre nom connu donné à la maison est “Mosmimkar”, qui vient du Konkani, qui signifie « Personne venant du Mozambique »

L'histoire

Cela fait depuis un bon moment que j’avais porté mon intérêt à l’architecture, ainsi qu’aux modes de vie des différentes périodes qu’a connu cette partie de l’Inde. Encore enfant, j’ai grandi dans différentes parties de l’Inde dû au fait que mon père était un officier de la Marine.

Toutefois, les endroits dans lesquels j’ai beaucoup aimé vivre, étaient des endroits similaires à Goa et Cochin. Ce sont des endroits où n’importe qui pouvait irrémédiablement y ressentir un mélange d’ancien et de nouveau.

Je n’ai pas hérité de la Siolim House, mais je l’ai acquise en 1996. A cette époque, je n’avais que 26 ans et j’étais un expatrié qui vivait à Amsterdam où je travaillais pour une grande banque.

Siolim House - the Goa boutique hotel before I began restoration

Lorsque j’avais 23-24 ans je commençais déjà à rechercher une propriété à Goa avec grand intérêt. Nous partîmes en vacances à Goa, pendant que je faisais le tour de la campagne, pour partir à la recherche d’anciennes maisons. A cette époque-là, il était rare de s’intéresser aux bâtiments en ruine (contrairement à aujourd’hui !)

Lors de ces recherches, je me suis vraiment amusé. J’en ai beaucoup appris et ai visité beaucoup d’endroits intéressants sur ce territoire. Et puis, finalement, lorsque j’étais dans le coin je suis tombé sur la Siolim House. Bien que je n’eusse encore aucune idée à qui elle appartenait, j’ai décidé que j’allais l’acheter. C’était vraiment plus grand que ce que je recherchais, mais j’étais emporté par l’idée de rénover cette maison et j’étais surtout exalté par le rêve de pouvoir y demeurer un jour...

 

J’ai sauté et j’ai marché à travers les buissons pour rejoindre cette maison dilapidée. S’y trouvait des plantes qui poussaient de l’intérieur et je vis même des vaches qui utilisaient cette propriété comme un pré.

Le parcours par lequel je suis passé pour retrouver le propriétaire, puis la phase de négociation de la propriété, a été certes long, mais comptant parmi les meilleurs parcours que j’ai pu avoir dans ma vie. Ce parcours a démarré au village d’Assagao, un village de proximité de Siolim. Assagao était le village où l’avant dernier propriétaire de la maison vivait, avant que le propriétaire de la maison, qui s’en suivit finisse à Compton, en Californie. De Californie, en passant par la Lausanne en Suisse!

Il s’avérait qu’il ne restait qu’un fils non marié qui a maintenant 95 ans (75 ans à l’époque) et une fille célibataire qui est aujourd’hui décédée, dans cette famille, propriétaire de la Maison Siolim depuis le début.

Il y avait 6 ans de cela, la maison a été vendue à un médecin marié à une femme Goanne originaire de Morjim. Ce médecin avait prévu de s’installer à Goa, mais au dernier moment, il décida de s’installer aux USA. Toutefois, il n’est jamais rentré, et la maison est tombée en ruines. Durant quelques années, le propriétaire essaya de d’entretenir la maison mais il a fini par baisser les bras. Tous les meubles meublants de la maison, ont été vendus, probablement dans les magasins d’Antiquaires à Bombay.

Il aura fallu d’un total de six mois pour retrouver le propriétaire, ce qui s’apparentait à retrouver une aiguille dans une botte de foin. En effet, je ne disposais d’aucun point de référence, hormis la ville où il aurait vécu 5 ans auparavant. Grâce à son nom, il m’a été possible de le retrouver en Californie. Puis, il m’aura fallu encore six mois de plus pour négocier le prix de vente!

Les maisons Goannes doivent normalement, être réparées après chaque mousson. La raison à cela est que la pluie à Goa peut être assez violente. La Maison Siolim avait survécu à six moussons consécutives, sans profiter de rénovation. Il y avait d’énormes trous sur le toit et les murs, ainsi qu’un bois de charpente sévèrement endommagé. La partie arrière de la maison a souffert de dommages structurels, et une grande partie de la toiture est tombée. Cette partie avait, par ailleurs, été inhabitée depuis près de cinquante ans et elle a été, déjà dans le passé, sévèrement fragilisée.

Durant cette période, j’ai beaucoup appris de l’histoire de la maison. La Siolim House compte parmi les dernières maisons datant du 17eme siècle ayant survécu au Nord de Goa. Elle a été construite de style Casa de Sobrado, qui imite les maisons de la Noblesse Portugaise. L’avant de la maison a d’abord été construit tandis que la cour intérieure et la portion arrière y ont été ajoutés 100 ans plus tard. La maison fut construite par une famille de nobles, propriétaires de toute la terre autour de la maison. La chapelle sur la partie avant de la maison, faisait également partie de la propriété. La famille était de la classe sociale Saraswat Brahmin mais elle s’est reconvertie au Catholicisme et elle aura servi d’administrateurs de Macau et de Mozambique lors de l’Empire Portugais.

Après avoir acquis la maison, j’ai décidé qu’il relevait de mon devoir de la protéger. Ainsi, j’ai entrepris des rénovations d’urgence. Suite à cela, et grâce à l’aide d’un architecte local qui a accepté de prendre en main l’aspect civil du travail, j’ai débuté la rénovation. L’objectif était simple : il y a peu de marge pour la créativité. En effet, la maison devait être ramenée en son état d’origine, en utilisant du matériel traditionnel finement sélectionné, mais qui devait tout aussi bien être adapté pour un style de vie moderne.

Bien que les résultats de la restauration étaient, pour beaucoup de personnes, assez surprenants, ces dernières ne se doutaient pas que la majorité du travail ayant été effectué, n’était pas visible. Prenons par exemple des vitres faites à partir de coquilles d’huitres, qui ont fait appel à du matériel et d’une main d’œuvre ayant été perdus depuis déjà une génération, ou bien encore, l’utilisation du pur enduit a chaux pour le mur fait a partir de coquille sur laquelle j’ai vraiment insisté.

Cette intransigeance était quelque chose que nos employés ne pouvaient pas comprendre, surtout lorsque le ciment et les matériaux modernes étaient disponibles en grande quantité. Une personne a même ajouté que de la chaux pure coûtait 4x plus cher que le ciment, que je devais aussi visiter les quelques derniers fours à chaux se trouvant de l’autre côté de la rivière pour m’en procurer. A cet endroit, ils sont faits à partir de coquillages de rivière cuits dans un four, et, c’est seulement après ce processus qu’ils deviennent de la chaux vive (explosifs !) qui sera utilisable pour l’enduit. En ce qui me concerne, lors du processus de rénovation, je voulais apprendre les techniques de construction. J’ai appris que ce pur enduit à chaux était fait à partir de coquillages broyés, eux-mêmes qui étaient résistants et sains revêtissant des propriétés antibactériennes). De plus, le mélange d’utilisation de l’enduit à chaux avec des murs en pierre remplis d’argile, était sans doute la solution la plus adaptée pour la construction, compte tenu du climat à Goa. En été, cela rafraichissait l’atmosphère intérieur, et, durant la mousson, l’intérieur demeurait sec. En période hivernale, cela permettait de réchauffer l’intérieur de la maison.

Les carreaux vieux de 400 ans utilisés dans la cuisine, sont ceux que nous avons retiré de la chapelle. Ou encore des carreaux aux motifs Marseillais, où pour chaque carreau, il fut préalablement nécessaire de poser du ciment coloré sur des moules complexes avec l’aide d’une cuillère ! Nous disposions d’un motif de dalles de sortie que nous avons créé pour certains cas, tandis que pour d’autres cas, nous avons utilisé des motifs des Colonies Fazendas, que nous avons vu lors des recherches que nous avons mené au Brésil.

J’ai visité les meilleures propriétés à Lisbonne et à Porto telles que la Maison York, afin d’être en mesure de comprendre et d’en savoir plus sur les styles. J’ai même rencontré Helder Carita qui a écrit le premier livre “Palacios de Goa”. Il a fait un croquis de la maison mais ne pouvait pas la photographier à cause de l’état où elle se trouvait. Helder me montra des photos de la maison et la qualifia de ruines.

Lorsque j’eusse besoin d’un style de décoration moderne, je m’étais inspiré des Fazendas Brésiliennes voire même des décorations Méditerranéennes. Mais pas beaucoup. Je devais en effet garder le style d’origine assez pur. Le style architecture civile Indo-Portugais était assez monastique. Des murs blancs avec peu d’ornements. Je n’ai pas opté pour les décorations de l’ancienne renaissance ou du style architecturel Italien.

Comme l’intégralité de la rénovation de la Maison Siolim a été faite en vue d’être une Maison, nous avons voulu être généreux dans l’usage de l’espace. L’édifice comprenait 24 chambres et nous les avons transformées en 7 Suites et 7 Salles de Bain. Nous ne ressentions pas la nécessité de mettre des chambres partout, ce qui fait qu’il y a de spacieux endroits communs, et plusieurs grands et larges couloirs ! Aucun mur n’a ete cassé, hormis celui autour de la cour intérieure afin l’ouvrir. Sinon, une pièce a été faite en chambre et une autre en salle de bain etc…

Apres Deux ans et demi, d’autres rénovations minutieuses ont été effectuées, et nous avons finalement terminé l’entière propriété. Puis nous avons recommencé à meubler la maison fraîchement rénovée. Encore une fois, j’ai voyagé à travers l’Inde afin de trouver le style de meuble approprié.

Il aura fallu consacrer du temps pour remettre convenablement sur pied la Siolim House, mais nous n’avons jamais été pressés. Mon conseil pour les toutes les personnes qui entreprennent un projet passionnant, est de l’entreprendre lentement. En effet, c’est seulement après cela que vous obtiendrez les résultats que vous voulez et les résultats dont vous avez besoin. Nous n’étions pas pressés de “récupérer” la somme de l’investissement, et n’avons jamais regardé la chose sous cet aspect. Le moteur principal était de ramener la maison à la vie, et il n’y a que maintenant que je commence à ressentir que la maison dégage la chaleur dont j’ai toujours rêvé. En réalité, c’est le résultat lié au fait qu’il y ait des personnes qui viennent à la maison. J’ai réalisé que c’était mon objectif et je me rends compte que nous nous y rapprochions.

Notre Autre Rénovation à Goa 2003-2005

En 2003, nous avons acheté et restauré un autre Palace dans l’Ancienne Goa : le Solar Souto Major. C’était un énorme projet : une maison de 1585 qui était le dernier palace restant du temps de Goa Dourada. Il fut construit à partir de la pierre de granite et nous devions nous en tenir au style et aux caractéristiques d’origine. Pendant cette restauration qui fut, par ailleurs, un succès, nous avons été capables d’apprendre de nouvelles techniques et de conserver toutes les caractéristiques originales. Vous trouverez ci-dessous, des photos de ce projet. Il était destiné à être un centre culturel car il était composé d’importantes pièces d’architecture : une maison construite 75 ans avant le taj mahal. Je l’ai rénovée avec tout l’argent qu’il me restait et il y aurait un centre culturel, un café, salle d’évènement, un amphithéâtre extérieur également pour les évènements, une boutique de richesses provenant de l’Inde toute entière.

Les seuls édifices restants de cette période, sont les églises du patrimoine de l’UNESCO, les Basiliques et les Cathédrales. Cela aura pris deux ans et demi, et l’idée initiale était d’en faire un centre culturel avec des endroits intérieurs comme extérieurs à visiter. Il y avait un magnifique jardin-terrasse historique, un jardin d’orchidées et de gingembre, un amphithéâtre extérieur pour des évènements à l’air libre. De plus, nous avons transformé les intérieurs en vue de créer un grand café, une galerie d’art, d’un espace lounge, d’une salle de thé proposant les thés Indiens des plus prestigieux, ainsi qu’une boutique de décoration d’intérieur comportant de belles et rares choses provenant d’ici et de là. Toutefois, après une année ou deux, j’ai réalisé que je n’étais doué que pour la restauration, non à faire tourner l’endroit. Chaque aspect eut besoin d’un curateur, d’un manager, un marchand etc ... Dès lors, j’ai revendu l’endroit. Si vous le voulez, nous pouvons vous montrer les photos et vous donner les informations qui concernent le projet.

À propos de moi

Actuellement, j’ai 50 ans, et ma maison est basée à Goa. J’ai vécu à Paris, Amsterdam, Londres, Zurich et a NYC. En 2001 j’ai monté une Étude d’investissement avec un partenaire. En 2000, à Zurich, j’ai monté une Etude d’investissement, et je suis toujours dans cette Etude. Je travaille avec l’Europe, L’Inde, la Chine et l’Asie du Sud Est. Je fais des investissements pour le compte de grands investisseurs en vue d’une expansion entrepreneuriale et des sociétés privées.

J’aime vraiment voyager entre ces différents pays, mais ce que je préfère le plus est lorsque je retourne à Siolim. Je suis tout aussi capable de travailler hors de Goa. En réalité, je dispose d’un bureau ici, pour mon « travail de jour » qui se trouve hors de Panjim

Un dernier mot à propos de notre équipe.

Nous avons été très pointus, lors de la sélection de notre équipe (dont les membres proviennent de notre village, ou des alentours de celui-ci) qui sont, pour la plupart, avec nous depuis le début. Nous sommes comme une famille et nous avons développé des principes qui respectent la maison et ses occupants ainsi que les personnes qui en prennent soin. Tout ce que vous voyez ici est grâce au génie de quelqu’un qui rêvait en 1645, à la construction de cette maison. Aujourd’hui, les faits sont qu’elle soutient une vingtaine de familles locales, et procure une maison et du Plaisir à une poignée d’invités venant du monde entier, ce qui est une source inépuisable de satisfaction pour nous et fait la joie de nos concierges. Cela représente véritablement une récompense pour nous.

Varun Sood

Varun & daughters in Goa

En 2001, La Siolim House était finaliste pour le Prix de La Conservation du Patrimoine Historique de l’UNESCO.